Oies des neiges, air calme et deuxième chance — de Beaupré à l’Île d’Orléans

Il y a des chasses dont on se souvient pour le tableau final, et d’autres pour tout le reste. Celle-ci avait les deux — mais ça n’a pas commencé comme prévu.

On a débuté près de Saint-Joachim, au Club ChassOie, guidés par notre équipe de confiance chez LaCache Outfitters. Six chasseurs, installés dans l’une des plus belles caches qu’on ait connues. Le genre d’endroit où tout semble aligné.

Mais la chasse a toujours le dernier mot.

Jour 1 — Trop parfait pour fonctionner

Sur papier, les conditions étaient idéales : soleil chaud, ciel bleu, aucun vent.

Et c’était justement le problème.

Rapidement, le rythme a ralenti. Les conversations ont pris le dessus. Des histoires, des rires, du temps entre amis. À un moment donné, on en oubliait presque qu’on était là pour chasser.

Devant nous, plus de mille oies des neiges reposaient sur l’eau, à environ 60 verges. Assez proches pour les observer en détail. Assez proches pour comprendre qu’elles ne bougeraient pas.

Aucun tir.

On est repartis bredouilles.

Et pourtant, ça ne ressemblait pas à une défaite.

Jour 2 — Faire confiance aux guides

Les bons guides ne suivent pas les oiseaux — ils les devancent.

L’équipe de LaCache Outfitters a pris la décision de changer d’endroit. Nouveau champ. Nouvelle approche. Ils avaient repéré la veille où les oiseaux se posaient.

Direction Île d’Orléans.

Réveil à 2 h du matin.

À 3 h 30, on était dans le champ. Lampes frontales allumées, installation des appelants à l’aveugle. Deux heures de préparation, chacun à sa tâche, sans perdre de temps.

À 6 h 30 — première clarté légale — tout était prêt.

Quand tout bascule

Le premier groupe n’a pas hésité.

Approche directe, ailes figées, pattes sorties, droit dans les appelants.

Après une première journée silencieuse, ce premier tir change tout. C’est un mélange de soulagement et de satisfaction. La raison pour laquelle on se relève à 2 h du matin.

On a poursuivi la chasse toute la matinée et terminé avec 31 oies des neiges — un peu plus de cinq par chasseur. Pas une limite, mais une récolte honnête, gagnée à la dure.

Respect du gibier

Chaque oie compte.

On a tout récupéré : poitrines, cuisses, cous, cœurs et foies. Rien n’a été gaspillé. Les pattes, nettoyées, deviennent une excellente gâterie naturelle pour les chiens.

C’est ça aussi, chasser. Respecter ce qu’on prélève.

Équipement testé sur le terrain

Ce voyage nous a permis de mettre notre équipement à l’épreuve, dans de vraies conditions.

Pas de mise en scène. Juste du terrain, de la boue et des matins froids.

Conclusion

Le premier jour nous a rappelé que la chasse ne garantit rien. Le deuxième a prouvé que l’expérience et la capacité d’adaptation font toute la différence.

Un grand merci à LaCache Outfitters pour avoir pris la bonne décision au bon moment.

Ci-dessous, quelques images de la chasse — des moments qui parlent d’eux-mêmes.